A quelques heures de l'arrivée de Xi Jinping sur son sol, la Corée du Nord a choisi de rappeler au monde son engagement envers son programme nucléaire. C'est Kim Yo-jong, la puissante sœur de Kim Jong-un, qui en a fait l'annonce dans une tribune parue dans le Rodong Sinmun.
« Notre statut de puissance nucléaire est absolument non négociable. Nous ne tolérerons aucune menace », a déclaré Kim Yo-jong, marquant ainsi une position ferme à l'entrée de son pays dans une nouvelle phase diplomatique.
Un statut nucléaire inscrit dans la Constitution
Bien que Kim Yo-jong soit officiellement directrice des affaires générales du Parti des travailleurs, elle est largement perçue comme l'une des personnalités les plus influentes dans le paysage politique nord-coréen. En 2023, la Corée du Nord a consacré dans sa Constitution le caractère irréversible de son statut nucléaire, incitant ainsi la communauté internationale à repenser ses approches en matière de sanctions.
La Corée du Sud, les États-Unis et d'autres nations occidentales voient la dénucléarisation comme un prérequis pour toute discussion sérieuse sur la levée des sanctions. Pourtant, Pyongyang considère son arsenal nucléaires comme un rempart essentiel contre des invasions potentielles.
Un service garanti pour le régime
Avec un arsenal estimé à plusieurs dizaines d'ogives, la Corée du Nord perçoit ses capacités nucléaires comme une assurance-vie face à des interventions militaires récentes des États-Unis dans d'autres régions comme l'Iran et le Venezuela.
Kim Yo-jong a réagi aux déclarations de la Maison-Blanche qui affirmait que Donald Trump et Xi Jinping avaient convenu d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne lors d'une visite d'État. « Certains responsables aux États-Unis semblent encore prisonniers de visions idéalistes et archaïques », a-t-elle déclaré.
Le soutien d'un allié inattendu
Kim a également affirmé que « toute tentative des États-Unis de contester notre statut de puissance nucléaire n'a aucune valeur juridique ». Ses propos surviennent au moment où les tensions internationales sont palpables, mais elles sont aussi une façon d'assurer que la Corée du Nord ne recule devant aucune pression extérieure.
Ce discours vient en écho à la visite imminente de Xi Jinping, dont le pays est le principal soutien économique de Pyongyang. Alors que la Chine a souvent plaidé en faveur de la dénucléarisation dans le passé, sa position semble désormais plus conciliatrice, reconnaissant le rôle de l'État nord-coréen comme un tampon face aux forces américaines.







