Le régulateur britannique de la concurrence a annoncé, ce jeudi, l’ouverture d’une enquête concernant la compagnie aérienne low-cost Ryanair. La raison : les coûts supplémentaires imposés aux parents désireux de s’asseoir à côté de leurs enfants, qui pourraient s’apparenter à une « clause contractuelle abusive ». Selon la CMA, les conditions générales de Ryanair stipulent qu’au moins un parent doit s’assoir avec un enfant âgé de 2 à 11 ans en réservant un « siège familial » payant, alors que pour les autres passagers, la réservation de siège est optionnelle.
Ces frais, qui s’élèvent autour de 8 livres (environ 9,27 euros) par trajet, sont dénoncés par le régulateur. Bien qu’ils soient prohibés en Italie, ils demeurent appliqués sur la majorité des liaisons au départ du Royaume-Uni. En réponse, Ryanair a condamné cette enquête, qu’elle considère « fallacieuse », et assure respecter toutes les lois, ne facturant ainsi « aucun frais » pour jusqu’à quatre sièges enfants sur une réservation, n’ayant besoin de payer qu’un seul siège pour un adulte.
Seule compagnie à facturer ce type de frais
La CMA souligne que Ryanair est la seule grande compagnie au départ du Royaume-Uni à imposer de tels frais, bien que ces derniers ne s’appliquent pas dans tous les cas. Dans certaines situations, des parents peuvent effectivement être assis à côté de leurs enfants sans coût supplémentaire. Le régulateur a précisé qu’il fera le point sur l’avancée de l’enquête d’ici six mois, sans avoir encore tiré de conclusions sur une éventuelle infraction à la loi.







