Le Liban vient de porter une accusation grave à l'encontre d'Israël, l'accusant d'avoir épandu du glyphosate en forte concentration sur son territoire, signalant une potentielle menace sanitaire. Dans un communiqué publié le 14 juin, le ministère libanais des Affaires étrangères a déclaré avoir saisi le Conseil de sécurité de l'ONU concernant cet incident qui aurait eu lieu en février.
La polémique a été soulevée après que la mission de maintien de la paix des Nations Unies (FINUL) a été informée par Israël de son intention d'utiliser une "substance chimique non toxique" à proximité de la frontière. Cependant, selon le ministère libanais, les niveaux de glyphosate mesurés dépassent largement les standards habituels, pointant vers un potentiel risque cancérogène pour les habitants de trois villages frontaliers affectés.
En outre, le Liban s'appuie sur un rapport scientifique émis par le CNRS local, mettant en avant les dangers encourus par sa population. Le président libanais, Joseph Aoun, a exprimé son indignation, qualifiant cet épandage de "violation flagrante de la souveraineté libanaise" et de "crime environnemental". Cette déclaration a été soutenue par plusieurs experts en santé publique et environnement, qui partagent des préoccupations similaires.
Ce développement intervient dans un contexte déjà tendu entre les deux pays, et des observateurs estiment que la situation mérite une attention urgente de la part de la communauté internationale. Les ramifications d'une telle action, si elle s'avérait fondée, pourraient être profondes tant sur le plan humanitaire qu'environnemental, incitant à une réaction rapide des Nations Unies.







