La justice portugaise a pris la décision de poursuivre Cédric Prizzon, actuellement derrière les barreaux au Portugal depuis le 24 mars, refusant d'exécuter le mandat d'arrêt européen émis par la France. Ce dilemme judiciaire résonne d'autant plus fort avec l'appel désespéré des parents d'Angela, victime présumée, qui se joint à une demande similaire de la famille d'Audrey Cavalié, ancienne compagne de l'ex-policier français.
Incarcéré depuis presque trois mois, Prizzon est suspecté d'avoir tué à la fois sa compagne et son ancienne conjointe. Ce lundi 15 juin, lors d'une conférence de presse, les parents d'Angela ont fait entendre leur voix en réclamant son extradition vers la France. Les autorités portugaises, cependant, restent catégoriques et refusent de renvoyer le présumé meurtrier.
Les parents d'Angela, déjà en proie à une immense douleur, ont fait valoir leur souhait de voir le procès se dérouler en France. Ils avouent être dans l'ignorance totale concernant les détails de l'affaire, ayant appris ce qu'ils savent principalement par le biais des médias. Sans pouvoir identifier le corps de leur fille ni obtenir d'informations sur sa mort, ils sont résolus à se battre pour que la justice s'exerce sur le sol français.
Le risque d'un procès tronqué
Cédric Galandrin, avocat du père d'Angela, a souligné sur les ondes de RTL l'importance de représenter les familles dans de telles circonstances. Il a évoqué l'aspect humain et la quête de justice, déclarant que la situation constitue une épreuve traumatisante pour les familles touchées. "Déjà, pour les avocats, ce n'est pas simple. Avec la barrière de la langue et un système judiciaire qui leur est étranger, un procès pourrait s'avérer tronqué", a-t-il mis en garde.
On ne demande pas la lune
Pour sa part, Elsa Cazor, avocate de la mère d'Angela, a contesté le manque de communication des autorités. Elle a écrit aux ministres de la justice, sans obtenir de réponse jusqu'à présent. Ce silence officiel renforce l'urgence pour les familles de voir un procès se tenir en France, là où elles espèrent enfin obtenir des réponses et de l'équité.







