Le 15 juin, un rassemblement s'est tenu devant le palais de justice de Périgueux, deux semaines après la tragique découverte du corps de Lyhanna, une collégienne du Gers. Environ 70 personnes étaient présentes, un chiffre nettement inférieur aux 900 manifestants qui s'étaient mobilisés lors du premier événement. Cette diminution de la participation a suscité des réflexions sur l'importance de maintenir la pression pour obtenir des réponses.
Martine, l'une des manifestantes, a déclaré : "Il faut être là dans la durée pour que ça avance." Un sentiment partagé par de nombreuses voix présentes, qui rappellent que l'émotion suscitée par de tels événements ne doit pas faiblir.
Sandra, de la chorale Les Frangines, a ajouté : "Nous sommes ici pour lever la voix, et pour nous, c’est par le chant que nous faisons entendre notre message. Il est crucial d'aborder les sujets de la violence faite aux femmes et aux enfants de manière globale." Adélaïde, une autre participante, partage cet avis en insistant sur le rôle protecteur de la société.
Sur le plan gouvernemental, les réactions semblent encore insuffisantes. Une Périgourdine a exprimé son exaspération face à l’ordre de réexaminer 70 000 plaintes pour violences sexuelles, s’interrogeant : "Comment peut-on solder les dossiers en cours d'ici juillet ?" La question des violences faites aux enfants et aux femmes demeure pressante et soulève des attentes fortes de la part de la communauté.
Le mouvement Femmes Solidaires, organisateur de cette mobilisation, appelle à continuer la lutte contre les violences sexuelles, rappelant que ces problématiques méritent l'attention active de tous. Les retombées émotionnelles de cet événement tragique continuent de résonner dans toute la France, un appel à la société pour qu'elle reste vigilante et solidaire.







