Le 17 juin, la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont récemment signalé que le Nigeria et la Somalie sont désormais considérés comme des régions à risque de famine « catastrophique ». Cette annonce s'inscrit dans un contexte où 266 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire aiguë dans treize pays, selon leur dernier rapport.
Dans le nord-est du Nigeria, les prévisions suggèrent que jusqu'à 15,000 personnes pourraient être confrontées à une phase de famine d'ici août. Le pays, le plus peuplé d'Afrique, est en proie à des conflits violents, notamment des insurrections djihadistes qui exacerbent cette crise, comme le souligne Le Monde.
Quant à la Somalie, la situation est tout aussi alarmante, notamment dans le district de Burhakaba, où des conditions de sécheresse prolongées et une production agricole faible mettent la population en péril. Cette incertitude alimentaire fait écho à des rapports antérieurs soulignant les dangers croissants liés à la sécheresse, comme le rapportent différents médias locaux.
Ces deux pays rejoignent d'autres régions sévèrement touchées, telles que le Soudan, le Soudan du Sud et le Yémen. Dans l’ensemble, la faim atteint des niveaux critiques dans ces régions, marquant une préoccupation mondiale. Le PAM rappelle que la situation est accentuée par l'escalade des conflits, les crises économiques et un soutien humanitaire en forte baisse.
En effet, l'aide alimentaire d'urgence a chuté de 59 % entre 2022 et 2025, atteignant des niveaux que l'on n'avait pas observés depuis près d'une décennie. L'agence a exprimé sa préoccupation, affirmant : « Sans action immédiate, des millions d'autres pourraient se voir confrontés à la famine. » Les prochaines semaines seront cruciales pour ces pays, comme le rappellent aussi des experts de sécurité alimentaire.







