Les États-Unis ont révélé ce mercredi les grandes lignes d’un protocole d’accord avec l’Iran, qui devrait être signé ce vendredi en Suisse. Ce document prévoit que Téhéran s'engage à réduire ses stocks d'uranium enrichi dans le cadre de négociations à venir sous soixante jours, en échange de la levée progressive des sanctions qui pèsent sur son économie.
Ce protocole représente un nouveau souffle dans des relations déjà tendues. Un haut responsable américain a qualifié cet engagement de "victoire majeure" pour les États-Unis. Il a confirmé que les discussions incluraient un mécanisme pour traiter les stocks de l'Iran grâce à une méthode de dilution sous la surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars
Le document indique également que les États-Unis sont prêts à faciliter le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars destiné à la reconstruction et au développement économique de l'Iran, conditionné à un accord définitif sur son programme nucléaire. "Cela ne nous engage pas à verser de l'argent, mais cela pourrait permettre des projets comme la construction d'une centrale électrique par des Émirats", a précisé la source.
Téhéran pourrait ainsi reprendre rapidement ses ventes de pétrole, marquant un changement important dans le paysage économique régional. Ce protocole semble promettre une source de revenus vitale à la nation iranienne, tardive après des années de sanctions.
Ce conflit au Moyen-Orient, qui a causé de nombreuses pertes humaines depuis février, pourrait enfin connaître un tournant décisif. Après la signature de l'accord, une période de deux mois de négociations s'ouvrira, avec comme première priorité la réouverture tant attendue du détroit d'Ormuz, un axe névralgique pour le transit maritime.







