Le commissaire européen au Budget a salué un tournant significatif, déclarant que cet accord « marque une étape décisive dans l’établissement d’une Europe plus indépendante sur le plan militaire ». Mercredi, un prêt de 15,1 milliards d’euros a été signé entre la France et la Commission Européenne, destiné à financer des achats d’armements dans le cadre du programme européen « Safe », un initiative visant à soutenir le réarmement de l’Europe.
« Il y a quatre ans, l’idée d’un effort financier commun en matière de défense était perçue comme marginale. Aujourd’hui, elle se concrétise sous forme d’un projet politique européen », a-t-il ajouté avec enthousiasme.
Les fonds alloués permettront de soutenir 29 initiatives du ministère des Armées ainsi que six projets dans les secteurs de la recherche et du spatial, comme l'a souligné Catherine Vautrin. « Cet investissement contribuera à générer de la croissance et de la valeur sur nos territoires », a-t-elle poursuivi, en rappelant que le secteur de la défense représente environ 240 000 emplois en France.
Une initiative sectorielle majeure
Le mécanisme « Safe » (Security Action for Europe) a pour ambition d'aider les États membres de l'UE à augmenter rapidement leurs investissements militaires grâce à des acquisitions en commun. La France se concentrera sur l’achat de missiles anti-aériens Mistral, de missiles antichars MMP, ainsi que d'avions de surveillance radar GlobalEye, que l'on prévoit de commander en Suède.
Ce programme dispose d’un budget Total de 150 milliards d’euros, bénéficiant à 19 pays de l’UE. Parmi les principaux emprunteurs figurent la Pologne (43,7 milliards d'euros) et la Roumanie (16,7 milliards d'euros). Pour être éligible, chaque achat doit garantir qu’au moins 65 % des coûts des composants proviennent de pays de l’UE, d’Ukraine, de Norvège ou du Canada.







