Quarante ONG, incluant Amnesty International et Human Rights Watch, ont récemment alerté sur un risque imminent d'« atrocités » à El-Obeid, une ville clé du Soudan. Dans une lettre adressée aux États membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ces ONG réclament une évaluation urgente de la situation locale, signalant la nécessité d'agir rapidement pour prévenir de graves violations des droits humains.
Les inquiétudes émanent alors que la ville subit un siège prolongé par les Forces de soutien rapide (FSR), paramilitaires en conflit avec l'armée régulière. Selon l'ONU, des prises de contrôle antérieures par les FSR dans des zones comme El-Facher ont été accompagnées de violences extrêmes. Une mission d'enquête de juillet dernier a d'ailleurs dégagé des preuves laissant entendre la possibilité de génocide.
Pression internationale croissante
La situation à El-Obeid est désormais suivie de près à l'échelle internationale. Récemment, des pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, ont exprimé leur préoccupation, exhortant les FSR à cesser leurs offensives. De plus, les États-Unis ont alarmé sur le risque imminent d'« atrocités de masse », rejoignant les craintes avancées par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a appelé les paramilitaires à se retirer.
Urgence humanitaire
Alors que la situation semble se détériorer, les ONG demandent que le Conseil des droits de l'homme convoque une session extraordinaire pour discuter de la situation à El-Obeid. La situation des réfugiés demeure tout aussi préoccupante, des millions de personnes ayant été contraintes de fuir leur foyer à cause du conflit. Selon l'ONU, cela inclut plus de 12 millions de déplacés vers des pays voisins comme le Tchad.
Les ONG insistent sur la nécessité que les acteurs extérieurs, y compris ceux soutenant les FSR et les forces armées soudanaises, soient tenus responsables de leurs actions, certaines pouvant être qualifiées de crimes au regard du droit international. La communauté internationale est donc appelée à réagir pour éviter une escalade des violences et protéger les populations civiles.







