Des équipes de secours, épaulées par des chiens renifleurs, poursuivent leur quête désespérée de survivants depuis les deux séismes dévastateurs ayant frappé le pays. Le bilan tragique s'élève désormais à 1.450 morts tandis que 189 immeubles se sont effondrés.
Des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues, alors que 774 bâtiments avaient déjà été touchés dans ce pays en proie à une crise économique et à des troubles politiques depuis plusieurs années. Rappelons que le président Nicolas Maduro a été capturé par les forces américaines en janvier dernier.
"Chaque jour, nous comptons nos morts. C'est la pire catastrophe naturelle que notre pays ait endurée, et le chiffre continue d'augmenter", a déclaré Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée nationale. Selon ses dires, le nombre de bâtiments concernés s'élève à 774, dont 189 se sont complètement effondrés.
Le programme des Nations Unies évalue à environ 50.000 le nombre de disparus.
Dans des zones particulièrement touchées, comme la ville côtière de La Guaira, des habitants désespérés tentent, à mains nues, de dégager leurs proches enfouis sous les décombres. Hector Aguilera, qui cherche quatre membres de sa famille, a déclaré : "Nous sommes impuissants. Nous savons qu'ils sont peut-être morts, mais nous espérons toujours."
Ce dimanche, la recherche de survivants a battu son plein. À Caracas, des sauveteurs bénévoles escaladent des immeubles effondrés, utilisant des perceuses et formant des chaînes humaines pour déplacer les débris.
Dans le quartier de Chacao, des écrans géants diffusent les visages des personnes disparues, dans l'espoir de retrouver des êtres chers.
"Avec la difficulté que nous rencontrons, chaque vie sauvée est une lueur d'espoir", a confié un secouriste salvadorien à Playa Grande, où un jeune garçon de 11 ans a été miraculeusement extrait vivant des décombres. Delcy Rodriguez, présidente par intérim, a partagé cette victoire sur X avec une vidéo du sauvetage.
Le pape Léon XIV a également exprimé sa solidarité, qualifiant la situation de tragique tout en adressant ses prières aux victimes.
Alors que la crise perdure, nombre d'habitants ont dû chercher des moyens rudimentaires pour retirer les débris, face à un manque cruel de matériel adéquat. Un secouriste australien a témoigné que beaucoup de sauvetages se faisaient avec des outils primitifs.
À Caraballeda, l'indignation a monté contre le gouvernement, qui a restreint l'accès aux zones sinistrées. Un jeune bénévole, Carlos Itriago, a exprimé son désespoir : "Il faut un permis pour sauver des vies... nous hallucinons!"
Les nations du monde se mobilisent. Selon Delcy Rodriguez, 24 pays ont envoyé 521 tonnes de matériel, plus de 2.700 secouristes et 86 équipes d'animaux formés pour retrouver les personnes coincées.
Le programme des Nations Unies pour le développement a estimé les dommages à près de sept milliards de dollars, soit 6 % du PIB du pays. Au moins 28 personnes d'origine portugaise, sept Chinois, neuf Espagnols, deux Brésiliens, un Chilien, un Uruguayen et un Italo-Vénézuélien figurent parmi les victimes.
Le Venezuela, bien que sujet à des risques sismiques, n'avait pas connu de tremblement de terre majeur depuis 1997. La catastrophe actuelle rappelle tragiquement la vulnérabilité du pays face aux forces de la nature.







