Au terme d’un mois de juin particulièrement chaud, marqué par des températures records, la France semblait enfin prête à prendre conscience de l’urgence climatique. Les conditions climatiques extrêmes ont suscité une prise de conscience générale, incitant à relancer le débat sur l'adaptation du pays au changement climatique. Pourtant, alors que la ministre de l'Écologie, Monique Barbut, annonçait la possibilité d'une nouvelle canicule dès début juillet, la situation a pris une tournure inquiétante.
Deux décisions majeures du gouvernement soulèvent des interrogations : d'une part, la réduction de l'éligibilité des travaux d'isolation à MaPrimeRénov', limitant ainsi le financement d’actions essentielles pour l’efficacité énergétique, et d'autre part, la dissolution du GIP Epau, un organisme de recherche crucial pour la transition écologique. Selon des experts interrogés par Médiapart, cette disparition compromettra la production de connaissances nécessaires pour des politiques publiques éclairées.
Le ministère de l'Écologie n'est pas le ministère de l'urgence
À l’heure où les signaux sont alarmants, les reculs du gouvernement suscitent de vives préoccupations. Les déclarations de Monique Barbut soulignent le retard dans la préparation du pays face aux chaleurs extrêmes. Elle appelle à une révision des infrastructures urbaines, indiquant que « le ministère de l'Écologie n’est pas le ministère de l’urgence », et insiste sur une nécessité d'une approche à long terme.
En arrière-plan de tout cela, il convient de rappeler que l’alerte au feu a été déclenchée en 2003 après une canicule meurtrière ayant causé environ 19 000 décès. L'histoire du climat nécessite une action rapide et une attention immédiate, car le temps long s'arrête là où commence l'inaction.







