Après plus d'une semaine d'une canicule hors normes, le gouvernement français se trouve en proie à de vives critiques concernant sa gestion de la crise. Le bilan, qui fait état d'environ 1.000 décès supplémentaires, est alarmant selon Santé publique France, et ces chiffres pourraient encore grimper.
Marine Tondelier, cheffe des Ecologistes, a exprimé son indignation sur X, affirmant : "Il est crucial d'analyser ce bilan tragique pour établir les responsabilités politiques." Les déclarations de Tondelier s’inscrivent dans un contexte où beaucoup, y compris la députée insoumise Clémence Guetté sur France 3, s’accordent à dire que la réaction du gouvernement est catastrophique.
En réponse, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a insisté dans le Parisien que la situation ne constitue pas un fiasco, se défendant en arguant d'une préparation adéquate. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a critiqué les critiques trop tardives, les qualifiant de « inspecteurs de travaux finis ».
Ce dernier a souligné l'activation de cellules de crise et d'une mobilisation sanitaire renforcée, s'opposant ainsi aux erreurs de 2003, qui avaient coûté la vie à 15.000 personnes. Il a également appelé à la responsabilité individuelle et à celle des élus locaux dans un courrier adressé aux maires.
Les tensions politiques montent, surtout avec l'élection présidentielle de 2027 en ligne de mire. Les différentes formations politiques proposent des solutions variées : un plan volets par les Ecologistes, un plan baignade d'Edouard Philippe, et un plan de climatisation proposé par le Rassemblement national.
Le député RN Laurent Jacobelli a dénoncé l’incompétence gouvernementale, plaidant pour la climatisation des bâtiments publics, tant pour l’actuel gouvernement que pour ses prédécesseurs. Ironiquement, il a également commenté la décision récente d'acheter 30.000 climatiseurs pour les hôpitaux comme un retard manifeste dans une réaction nécessaire.
Élisabeth Borne, ancienne Première ministre, a critiqué ceux qui se désintéressent du sujet pendant des années puis prétendent avoir des solutions miracles. Bien qu’elle ait fondé le Fonds vert pour aider les collectivités à s’adapter au changement climatique, elle a aussi pointé du doigt un manque d’énergie dans la planification écologique post-son départ.
Les nombreuses voix s'élevant à ce sujet soulignent par ailleurs la réduction des fonds alloués au Fonds vert, qui devrait passer de 2,5 milliards d'euros en 2024 à 837,5 millions en 2026. Edouard Philippe a promis de doubler ces crédits en réponse, plaidant pour une adaptation prioritaire aux enjeux climatiques.
Critiquant cette réduction, Marine Tondelier a dénoncé « la lâcheté face aux lobbies climaticides » et a rappelé les promesses d'Emmanuel Macron sur la rénovation thermique des écoles. Le président a, pour sa part, défendu le « gros travail » d'adaptation réalisé tout au long de ses mandats, arguant : « on ne s'adapte pas à un phénomène sans précédent en Europe ni dans notre histoire ».







