Une semaine après le lynchage tragique de Louis, âgé de 17 ans, sur un chantier à Narbonne, sa mère s'exprime et dénonce la violence inouïe dont a été victime son fils. Cette affaire a conduit à la mise en examen de cinq jeunes, confirmée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Le danger n’a pas été pris au sérieux
La mère de Louis a appris les sombres détails de l'incident samedi dernier, lorsque le commissariat de Narbonne l'a informée que son fils se trouvait dans un état critique à l’hôpital de Perpignan. "L’agent qui m’a contactée a tenté de faire preuve de bienveillance. Les médecins, cependant, ne laissaient aucun doute sur la gravité de son état," a-t-elle déclaré au Journal du Dimanche, rapporté par BFMTV.
Elle s’insurge face à la brutalité des coups infligés à Louis, précisant : "Mon fils n'avait aucune contusion sur le corps : ils ont visé uniquement la tête. Leur comportement témoigne d’un vide d’humanité," faisant référence aux images de son agression.Louis avait déjà été la cible d’agressions en mai et juin de cette année. Bien que ces incidents aient été rapportés, la mère déplore le manque de protection accordée à son fils, que ce soit par l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou par le système judiciaire. "Le foyer avait pris rendez-vous pour que Louis puisse porter plainte, mais parce qu'il était en fugue, ils n’ont pas pu l’aider," a-t-elle expliqué.
Elle ajoute : "J’ai moi-même alerté la gendarmerie pour signaler la fugue de mon fils comme étant une disparition inquiétante. Mon appel à l’ASE n’a pas reçu de réponse.”
Aujourd'hui, la mère endeuillée espère que les auteurs de ce geste inacceptable seront jugés sévèrement, insistant sur le fait que "la justice doit prendre ses responsabilités." Cinq jeunes hommes, âgés de 16 à 20 ans, ont été mis en examen pour assassinat dans cette affaire, selon les propos de Laurent Nuñez.







