Alors que la chaleur extrême semble diminuer, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, exhorte les Français à maintenir leur vigilance, en particulier envers les populations vulnérables.
Bien qu'une légère baisse des températures soit notée dans plusieurs régions de France, Stéphanie Rist a déclaré, lors de son intervention sur BFMTV ce 28 juin, que "l'épisode n'est pas terminé". Les répercussions de cette canicule pourraient encore affecter la population dans les jours suivants.
Elle a tenté de rassurer en comparant la situation actuelle à celle de 2003, une canicule qui avait causé près de 15 000 décès. "Bien que nous observions des similarités météorologiques, il est peu probable que nous rencontrions les mêmes problèmes sanitaires", a-t-elle affirmé, ajoutant qu'il "n'y aura pas une telle surmortalité cette fois-ci".
Des avancées notables depuis 2003
La ministre a attribué cette différence à l'amélioration des connaissances médicales et des dispositifs préventifs mis en place, depuis la tragédie de 2003. "À l'époque, nous n'avions pas les mêmes outils ni les mêmes méthodes de prise en charge", a-t-elle insisté, en évoquant l'importance de l'amélioration des infrastructures dans les établissements de santé, comme les EHPAD, désormais dotés de pièces climatisées.
Cependant, les récents rapports de Santé publique France, signalant environ 1 000 décès supplémentaires depuis le 24 juin par rapport aux moyennes habituelles, laissent planer une inquiétude. Ce bilan reste provisoire et pourrait encore s'alourdir dans les jours suivants.
La ministre a également manifesté son inquiétude face à l'augmentation des décès à domicile, qui a connu une forte hausse avec ce pic de chaleur. Elle a fait appel à la solidarité entre voisins : "En ce week-end, même si les températures chutent, n’hésitez pas à vous assurer du bien-être de ceux qui vous entourent."







