Dimanche 28 juin, un drame a frappé le ciel de Nancy lorsqu'un avion transportant des passagers pour un baptême de parachutisme s'est écrasé à proximité de l'aérodrome de Nancy-Essey. L'incident a coûté la vie à 11 personnes et a eu lieu à seulement 300 mètres de la piste, frôlant de peu une zone résidentielle. Plusieurs témoins, y compris des proches des victimes présentes sur place, ont assisté à la scène tragique.
La stupéfaction et la tristesse s'emparent des habitants de Tomblaine, un quartier de Nancy, peu après cet accident. "Nous sommes tous choqués. Ça aurait pu tomber sur les maisons", confie Sabrina Kosmala, 43 ans, citée par l'AFP.
Nouvelle résidente du quartier, elle souligne l'importance de la sécurité aérienne. "Franchement, je n'ai jamais imaginé vivre ça. On voit passer des avions tous les jours; c'est la première fois qu'on voit un tel événement".
"D'un coup, plus de bruit"
L'accident est survenu vers 11 h 25 lorsque l'avion, un Pilatus immatriculé en Allemagne, a chuté sur une zone herbeuse, non loin des habitations et des routes. Un témoin anonyme relate sa version des faits : "J'ai vu l'avion monter avec le nez en l'air, puis, soudain, plus de bruit, et il est parti sur la droite." Ce dernier, un dépanneur automobile, est arrivé rapidement sur le lieu de l'accident et a tenté d'éteindre les flammes avec un extincteur.
"J'ai vu tous les corps sans vie à terre. Tout de suite, on a su qu'ils étaient morts sur le coup. J'ai découvert qu'une connaissance avait perdu sa mère dans cet accident", a déclaré le témoin, encore sous le choc.
"Décédés sous les yeux de leurs proches"
Le baptême en parachute, organisé par l'association Tandemotion, représentait un moment de célébration pour les victimes, comme l'indique le président de l’aérodrome de Nancy, François Pélissier, dans les colonnes du quotidien régional L'Est républicain. Ce tragique événement aurait pu avoir des conséquences encore plus catastrophiques, selon Mathieu Klein, maire (PS) de Nancy, qui a souligné que l’avion est tombé juste à proximité des habitations.
"Cela aurait pu être bien pire", a-t-il précisé à l'AFP. Les victimes, telles que rapportées, sont décédées sous les yeux de leurs proches, qui s'apprêtaient à immortaliser les sauts en tandem. Dans ce contexte de détresse, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a assuré que des mesures avaient été prises pour accompagner les proches et les témoins de cet événement tragique.







