Les températures extrêmes de juin 2026 auraient causé près d'un millier de décès, attirant l'attention sur les manquements du gouvernement face à une crise sans précédent. Santé publique France souligne un manque crucial de climatisation et des services hospitaliers au bord de la saturation.
Depuis le 24 juin, un rapport d'Santé publique France fait état d'au moins 1 000 morts supplémentaires en comparaison avec la normale, dont 40 % des décès ont eu lieu à domicile. Bien que la majorité des victimes soient des personnes âgées de plus de 65 ans, un nombre inquiet de jeunes adultes (15-25 ans) ont également perdu la vie, principalement par noyade. Tandis que la canicule commence à s'atténuer à partir du 28 juin, le constat reste amer et le gouvernement est mis en cause par une large part de la classe politique.
Une classe politique vent debout contre l’exécutif
Marine Tondelier, la leader des Écologistes, a dénoncé sur son compte X l'« inaction de l'État face aux lobbies », affirmant que la réduction du Fonds vert a contribué à ce drame. Elle estime que l'évaluation de l'ampleur de la crise prendra des semaines.
En réaction, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a critiqué lors du Grand Jury de RTL l'approche des écologistes, en questionnant leur réelle efficacité depuis des décennies. Il a pointé du doigt l'impréparation du gouvernement face à « cette canicule meurtrière », ajoutant que les anciennes administrations ont laissé un lourd héritage.
Aurélie Trouvé, députée de Seine-Saint-Denis de La France insoumise (LFI), évoque également un bilan désastreux et a affirmé sur LCI que de nombreuses vies auraient pu être sauvées si le gouvernement avait pris plus de mesures pour améliorer les logements, devenus de véritables pièges de chaleur.
Selon un article du Huffington Post, le gouvernement essaie de se défendre face à cette vague de critiques. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a rejeté les accusations de « fiasco », assurant auprès du Parisien que tous les services de l'État avaient été mobilisés pour répondre à cette crise, affirmant que « nous étions préparés ». Le président de la République, quant à lui, a récemment mis en avant le travail substantial entrepris pour adapter la France à de futures crises similaires depuis son entrée à l'Élysée.







