Pour la première fois dans son histoire, la Corée du Sud a instauré une alerte météorologique maximale due à une vague de chaleur sévère touchant le sud-est du pays. Ce dispositif a été mis en place cette année afin de mieux anticiper les événements climatiques extrêmes découlant du changement climatique.
L'Agence météorologique coréenne (KMA) a officialisé ce lundi à 10H00 (01H00 GMT) l'émission d'une alerte extrême pour températures élevées dans deux villes de la province du Gyeongsang du Nord : Gyeongsan et Pohang. La directrice de l'agence, Lee Mi-seon, a détaillé lors d'une conférence que cette nouvelle mesure vise à protéger la population.
Face à cette alerte, il est conseillé d'éviter autant que possible les activités extérieures, qu'il s'agisse de travail ou de loisirs, afin de minimiser les risques liés à la chaleur.
Cette alerte maximale est déclenchée lorsque des températures ressenties dépassent 35°C pendant deux jours consécutifs, accompagnées de prévisions indiquant des températures supérieures à 39°C sur une journée. C'est un signe préoccupant dans un pays où les vagues de chaleur ont doublé en fréquence depuis les années 1970, selon le KMA.
« Même des individus en bonne santé peuvent faire face à des risques accrus, y compris des maladies liées à la chaleur et potentiellement, des décès », a averti Mme Lee durant la conférence.
Bien que l'alerte maximale se limite à ces deux villes, une grande partie du territoire sud-coréen fait déjà l'objet d'alertes de niveaux inférieurs, chaque jour étant marqué par des températures atteignant ou dépassant 35°C.
À l’échelle mondiale, les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et intenses, selon des études récentes. Ces phénomènes sont largement attribués aux émissions de combustibles fossiles et ont des conséquences à la fois humaines et économiques. Les États-Unis et l'Europe de l'Ouest ne sont pas épargnés, subissant des vagues de chaleur qui entraînent des décès tragiques, confirmés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
En France, 24 millions de citoyens ont reçu une alerte maximale, tandis que des températures frôlant les 40°C ont été enregistrées récemment. Les océans, eux, enregistrent des températures records, exacerbées par le phénomène El Niño en cours. Les tendances observées en juin, avec des températures mondiales dépassant de 1,39°C la moyenne préindustrielle, illustrent l'urgence de la situation climatique.
Ces événements soulignent la nécessité d'une adaptation globale face à un climat perturbé, où la santé des populations est en jeu. Les gouvernements et les citoyens sont appelés à une vigilance accrue.







