Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, un incendie a ravagé un bar à Crans-Montana, en Suisse, entraînant la mort de 40 personnes et faisant 119 blessés, selon le dernier bilan des autorités. Parmi les victimes, plusieurs ressortissants français se trouvaient sur les lieux de ce drame.
Le terrible incident, qui a éclaté dans un bar de la célèbre station de ski, a suscité une immense émotion à travers l'Europe. La police cantonale valaisanne a confirmé que 40 personnes avaient perdu la vie et que 119 autres avaient subi des blessures. Pour l’heure, l’identification de plusieurs victimes est toujours en cours. Frédéric Gisler, commandant de la police, a déclaré que 113 des blessés avaient été identifiés, tandis que l'identification de six autres personnes restait en attente.
Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, a indiqué que 14 Français avaient été blessés et que huit autres étaient toujours portés disparus. Parmi ces derniers, plusieurs jeunes, dont des lycéens de Versailles, ainsi que Tahirys dos Santos, un jeune joueur de football du FC Metz.
Les autorités se concentrent sur l’identification formelle des victimes alors qu’elles préparent le transfert de 50 blessés vers des hôpitaux en France, en Allemagne, en Italie et en Belgique. L’Office fédéral de la protection de la population a précisé que ces transferts étaient dus au besoin urgent de soins médicaux intensifs.
Réaction du propriétaire du bar
Suite à la tragédie, le propriétaire du bar a exprimé son choc et sa détresse face à la situation. Ce couple français, originaire de Corse, a défendu la sécurité de leur établissement, affirmant qu'il avait été contrôlé à plusieurs reprises et que toutes les normes étaient respectées. "Nous sommes accablés, nous ne parvenons pas à dormir ni à manger”, a-t-il déclaré dans une interview à 20 Minutes Suisse.
Les enquêtes préliminaires laissent penser que l’incendie serait parti de bougies incandescentes placées sur des bouteilles de champagne. Béatrice Pilloud, procureure générale du Valais, a souligné que des travaux d’investigation seraient menés pour confirmer cette hypothèse. Plusieurs témoignages corroborent cette théorie, faisant état d’un embrasement généralisé rapide, provoqué par une proximité excessive des bougies au plafond.
Des établissements en France réagissent déjà en interdisant l’utilisation de ces bougies, certaine de l'impact de ce drame sur les normes de sécurité dans les lieux publics. La situation actuelle continue d'évoluer alors que des pays voisins s'engagent à apporter leur soutien dans cette épreuve tragique.







