Depuis la fin décembre, l'Iran est le théâtre de manifestations qui prennent de l'ampleur, notamment en raison de la flambée des prix et d'une inflation alarmante. D'après l'ONG Iran Human Rights (IHR), avec siège en Norvège, au moins 27 manifestants, dont cinq mineurs, ont perdu la vie en conséquence de la répression des forces de sécurité dans plusieurs provinces du pays.
Les troubles ont commencé en réponse à des difficultés économiques croissantes et se sont rapidement transformés en un mouvement appelant à la démission de l'ayatollah Ali Khamenei. Selon une déclaration de l'IHR, les forces de sécurité ont été responsables de nombreux décès, parfois par des tirs d'armes à feu. En tout, plus de 1 000 personnes auraient été arrêtées, selon des informations du Washington Post.
Les manifestations ont touché des régions allant de la capitale Téhéran à d'autres villes majeures, mobilisant même des étudiants de plus de 20 universités. Les commerçants se sont également joints à cette mobilisation, fermant leurs boutiques pendant quelques jours pour montrer leur solidarité.
Dans ce contexte, la situation s'est aggravée avec des revendications de liberté politique et d'amélioration des conditions de vie. Les autorités, en revanche, continuent de présenter les manifestants comme des éléments perturbateurs. Le porte-parole de la police, Saïd Montazeralmahdi, a affirmé que les autorités comprenaient les préoccupations économiques, mais ne toléreraient pas le chaos. Cependant, la répression menée contre les protestataires soulève des interrogations sur les droits de l'homme en Iran, comme l’a souligné Amnesty International dans un rapport récent.
Alors que la crise perdure, les voix s'élèvent au sein de la communauté internationale pour appeler à une résolution pacifique des conflits. Les experts estiment qu'un dialogue ouvert serait essentiel pour éviter une escalade de la violence.







