Le Groenland et le Danemark ont appelé à des négociations rapides avec les États-Unis, désireux de clarifier les récentes déclarations de Donald Trump concernant l’île arctique. Le président français, Emmanuel Macron, a exprimé son incompréhension face à une éventuelle violation de la souveraineté danoise, affirmant qu'« il n’y a pas de scénario où les États-Unis seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise ».
Depuis plusieurs jours, Trump et ses proches ont réitéré leur intérêt pour le Groenland, un territoire autonome sous la juridiction du Danemark. La cheffe de la diplomatie groenlandaise, Vivian Motzfeldt, a indiqué sur Facebook que le Groenland et Copenhague souhaitaient « discuter des déclarations marquantes des États-Unis concernant le Groenland ». Lars Lokke Rasmussen, le ministre danois des Affaires étrangères, a également souligné que la demande de réunion avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait été faite rapidement.
Les inquiétudes soulevées par Trump sur la présence chinoise au Groenland s'ajoutent aux malentendus à résoudre, le ministre danois déclarant : « Nous ne sommes pas d'accord avec cette vision selon laquelle le Groenland serait envahi par des investissements chinois ». En parallèle, les doutes de Trump sur la capacité du Danemark à assurer la sécurité du Groenland reposent sur une « mauvaise lecture » de la situation. Rasmussen a insisté sur le fait que le Danemark a investi d'importantes ressources dans la sécurité arctique, atteignant près de 12 milliards d'euros ces douze derniers mois.
Dans une démonstration de solidarité européenne, des pays tels que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont exprimé leur soutien au Danemark. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a accueilli cette réaction, la considérant comme un message fort au-delà des frontières du royaume. « Il ne s’agit pas simplement d’un conflit avec le Danemark, mais bien avec l’Europe entière », a-t-elle précisé.
Le président américain a tenté de rassurer sur ses intentions, via son envoyée spéciale, Jeff Landry, qui a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une volonté d'utiliser la force pour prendre le contrôle de l'île. Cela n’a pas empêché les Groenlandais de réagir fortement aux commentaires perçus comme inacceptables. Christian Keldsen, directeur de l’Association des entreprises du Groenland, a souligné le besoin de « respect pour notre pays et notre peuple », tout en appelant à un dialogue basé sur un respect mutuel.
En somme, alors que la situation évolue dans un climat de tensions et d'incertitudes, les acteurs concernés semblent convenir que la voie diplomatique est essentielle pour mettre fin aux spéculations et clarifier l'avenir du Groenland.







