Le procès du Rassemblement national (RN) s'intensifie alors que le parti dénonce ce qu'il qualifie de "pression inadmissible" du tribunal, sur fond de craintes d'ingérence étrangère. À l'origine de cette tempête, un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel mentionnant que l'administration de Donald Trump aurait considéré des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance.
Cette assertion, qualifiée de "fake news" par le RN, a suscité une réaction immédiate de Peimane Ghaleh-Marzban, haut magistrat. Selon lui, une telle ingérence serait "inacceptable et intolérable dans les affaires internes" de la France, des propos qui interviennent à seulement quelques jours de l'ouverture de l'appel du procès, prévu le 13 janvier.
Dans un communiqué, le RN a estimé que ces déclarations pourraient entraîner des conséquences graves pour les prévenus. Le parti a également critiqué la couverture médiatique, accusant la presse française d'avoir relayé ces informations "sans mesure et avec malveillance". "Nous craignons que de tels propos apparaissent comme une pression inacceptable sur les magistrats d'appel", a déclaré le parti, assurant rester vigilant face à toute interférence sur la justice.
Marine Le Pen, reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national, risque une peine d'inéligibilité qui compromet ses ambitions pour la présidentielle de 2027. Selon des experts en droit, toute tentative d'ingérence pourrait non seulement nuire à la réputation de la justice française, mais également mener à des conséquences politiques significatives pour le RN.
Alors que le débat sur l'indépendance de la justice s'intensifie, cette affaire soulève des questions cruciales sur l'intégrité des institutions judiciaires face aux influences extérieures. Le RN continue de clamer son opposition à toute forme de pression perçue, tandis que les audiences se poursuivent jusqu'au 12 février.







