Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a réagi avec prudence aux inquiétudes concernant une supposée ingérence américaine dans le procès en appel du Rassemblement National (RN). À l'approche de cette audience, prévue pour mardi, il a insisté sur le fait qu'il n'y a rien de concret à ce sujet. Heitz a déclaré : Restez sereins, restons prudents, ne faisons pas de procès d’intention à quiconque
, soulignant l'importance de maintenir la sérénité dans un contexte déjà chargé en émotions politiques.
La tension est d'autant plus palpable suite à des remarques récentes du président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, qui a réagi à un article du journal allemand Der Spiegel. Cet article rapportait que l'administration Trump envisageait des sanctions contre des juges français ayant condamné Marine Le Pen lors d'une première instance en mars, ce qui pose des questions sur l'indépendance de la justice en France.
Des experts juridiques s’inquiètent des répercussions potentielles sur les relations franco-américaines si ces allégations se trouvent fondées. Dans un contexte où la France valorise son indépendance judiciaire, une telle ingérence pourrait raviver des tensions déjà présentes entre Paris et Washington. Comme l’a déclaré un analyste politique, le respect de la souveraineté judiciaire est un pilier fondamental de la démocratie, et toute atteinte à celle-ci est inacceptable
.
Les implications de cette affaire dépassent le cadre strictement judiciaire, touchant à des enjeux diplomatiques majeurs. Alors que le procès avance, il reste à voir comment ces préoccupations d'ingérence influenceront le jugement final et les futures relations entre la France et les États-Unis.







