Les États-Unis, sous l'égide de l'administration Trump, ont déclaré leur intention de "dicter" les décisions des autorités vénézuéliennes pour une période indéterminée, principalement en ce qui concerne la commercialisation du pétrole du pays. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a affirmé lors d'une conférence de presse que les États-Unis continueraient à exercer leur influence sur la direction du Venezuela.
Cette annonce faite par Leavitt intervient après que la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, ait nié toute ingérence étrangère dans la gouvernance du pays. "Nous avons évidemment un effet de levier maximal", a-t-elle rajouté, signalant la détermination des États-Unis à suivre leurs intérêts tactiques dans la région.
Les répercussions de cette déclaration sont vastes. Selon le Wall Street Journal, la CIA avait anticipé l'ascension de Rodriguez comme une option de rechange, ce qui soulève des questions sur le degré d'ingérence étrangère à l'œuvre. Parallèlement, le président Trump a écarté la possibilité de voir Maria Corina Machado, figure de proue de l'opposition, prendre les rênes du gouvernement vénézuélien.
Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a été catégorique sur le fait qu'il n'y avait aucune improvisation dans les actions américaines, en réponse à la capture de Nicolas Maduro, désormais détenu aux États-Unis. Rubio a évoqué une stratégie en trois étapes : stabilisation, rétablissement et transition, sans toutefois préciser les modalités de ce processus.
Karoline Leavitt a également jugé "prématuré" d'aborder la question d’éventuelles élections au Venezuela. De plus, le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, a déclaré que les États-Unis contrôleraient indéfiniment l'approvisionnement pétrolier vénézuélien, préfigurant des volumes de production accrus dans un avenir proche.
Avec des réserves prouvées de plus de 303 milliards de barils, le Venezuela pourrait théoriquement exercer une influence décisive sur le marché mondial. Cependant, la production actuelle est affaiblie, ne dépassant pas un million de barils par jour, conséquence directe de l'under-investissement et des sanctions américaines.
Le Parti républicain soutient largement cette stratégie, tandis que certains démocrates critiquent l'absence d'approbation législative pour une telle intervention militaire. Shri Thanedar, un représentant démocrate, a exprimé son admiration pour l'armée américaine, tout en soulignant que le gouvernement aurait dû solliciter l'aval du Congrès pour une telle opération.
Les autorités vénézuéliennes, de leur côté, condamnent fermement les destructions causées par les frappes américaines qui ont touché des infrastructures civiles, animant encore un peu plus la tension entre les deux nations.







