Les dirigeants européens ont franchi une étape importante en annonçant la formation d'une force multinationale destinée à l'Ukraine, qui sera déployée dès qu'un cessez-le-feu sera établi. Après près d'un an de discussions, ce projet a reçu le soutien tant attendu des États-Unis, qui sont essentiels dans ce dispositif.
Au cours d'une récente réunion à l'Élysée, les leaders européens, dont Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky, ont signé une déclaration d'intention scellant leur engagement. Cet arrangement vise à rassurer l'Ukraine que « jamais un accord de paix ne pourra signifier une reddition », comme l'a affirmé le président Macron.
Les plans pour cette force multinationale datent du 17 février de l'année précédente, mais ont nécessité près de 15 réunions pour leur mise en place. Le soutien américain, confirmé à l'Élysée, inclura un rôle de supervision pour garantir le respect du cessez-le-feu. Steve Witkoff, l’un des émissaires de Donald Trump, a déclaré : « Nous travaillons sur des protocoles de sécurité afin que les Ukrainiens puissent être assurés que lorsque la guerre prendra fin, ce sera vraiment la fin ».
Le soutien essentiel des États-Unis
Les États-Unis joueront un rôle déterminant dans la surveillance d'un éventuel cessez-le-feu, mais cette perspective dépend aussi de l'acceptation de la Russie. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a exprimé son inquiétude quant au rejet croissant des propositions de paix par Moscou : « Ce processus ne fonctionnera que si la Russie accepte de s'impliquer. Malheureusement, nous avons constaté une intensification des bombardements ces derniers jours ». Cela démontre l'incertitude qui plane sur l'avenir des négociations.
Un cadre encore flou, mais engageant
Bien que l'accord signé à Paris n'ait pas été rendu public, il inclut des garanties de sécurité pour l'Ukraine en cas de cessation des hostilités. Le mécanisme de surveillance proposé et le soutien matériel prévu visent à renforcer la capacité de l'armée ukrainienne. Le gouvernement ukrainien pourrait bénéficier d'un renforcement de ses troupes, estimé jusqu'à 800 000 soldats, et d'une aide pour sa reconstruction économique.
La nécessité pour l'Ukraine de signer des accords bilatéraux avec les membres de la coalition permettra d'officialiser les engagements de chacun en matière de défense, rendant ces accords « juridiquement contraignants ». Le président Zelensky a exprimé sa satisfaction quant aux avancées réalisées : « Nous avons désormais des documents concrets sur la table, et pas seulement des promesses ».
Des contributions variées au sein de la coalition
Actuellement, la coalition multinationale regroupe 35 pays, mais le nombre exact de participants et les effectifs militaires restent flous. Alors que des nations comme la France, le Royaume-Uni et le Canada sont prêtes à envoyer des troupes terrestres, d'autres n'ont pas encore clarifié leur position. L'Allemagne pourrait également contribuer, mais sans déployer de forces sur le terrain.
De nombreux pays de l'Union européenne, ainsi que l'Australie, le Canada, le Japon et la Turquie, affichent leur volonté de participer. Toutefois, les détails de l'engagement militaire resteront à définir dans les jours à venir, ce qui soulève des questions sur la capacité de cette coalition à stabiliser la région.







