Le général Alexus Grynkewich, commandant des forces alliées en Europe, a récemment confirmé que les membres de l'Otan sont engagés dans de «constructifs dialogues» concernant le Groenland, une île arctique au cœur des tensions géopolitiques. Ce sujet a émergé après l'intérêt de l'administration Trump pour l'acquisition de cet important territoire danois.
Lors d'une conférence sur la défense en Suède, le général Grynkewich a précisé que les discussions se tiennent à Bruxelles au sein du Conseil de l'Atlantique Nord. «L'important est que des alliés de longue date continuent de communiquer et collaborent pour résoudre des questions complexes», a-t-il affirmé.
Bien qu'il n'y ait pas de «menace immédiate» pour l'Otan, l'Arctique est devenu crucial sur le plan stratégique. Avec le recul des glaces, l'accès à cette région s'agrandit, et des experts, comme ceux du Monde, soulignent que la Russie et la Chine intensifient leurs activités en Arctique, notamment via des patrouilles conjointes. Grynkewich a averti que «ce n'est pas à des fins pacifiques», tout en énonçant que l'importance stratégique de l'Arctique ne cesse de croître.
Il a aussi évoqué les mouvements suspects de navires chinois aux côtés de navires russes, renforçant le besoin d'un dialogue constructif au sein de l'alliance. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a rappelé que «toute attaque américaine contre un pays membre de l'alliance marquerait la fin d'un système de sécurité établi après la Seconde Guerre mondiale».
Dans un climat global en mutation, où chaque décision peut avoir des répercussions profondes sur les équilibres de pouvoir, le dialogue entre les pays membres de l'Otan sur le Groenland s'inscrit comme un enjeu majeur. En cette ère d'incertitudes, il apparaît essentiel que les nations travaillent ensemble pour garantir la paix et la sécurité dans des régions stratégiques.







