Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a récemment exprimé son inquiétude face à la « rhétorique menaçante » de l'administration américaine à l'égard du Groenland, territoire danois, et du Danemark, un fidèle allié de Washington. Les déclarations viennent à un moment où le président américain insiste sur la nécessité pour les États-Unis de contrôler le Groenland pour contrer les menaces perçues de la Chine et de la Russie.
Cette situation est d'autant plus problématique que le vice-président JD Vance a qualifié le Danemark de « mauvais allié », provoquant une réaction forte des Danois qui rappellent leur fidèle coopération avec les États-Unis en Irak et en Afghanistan. « Les États-Unis devraient plutôt remercier le Danemark » a déclaré Ulf Kristersson lors d'une récente conférence sur la sécurité en Suède. Il a ajouté que la Suède, avec d'autres pays nordiques et européens, se tenait unie pour soutenir le Danemark face à cette « rhétorique menaçante ».
Kristersson a averti que toute tentative de prise de contrôle par les États-Unis serait une violation du droit international, risquant d'encourager d'autres nations à adopter des comportements similaires. Il a insisté sur le fait que « c'est une voie dangereuse » que les États-Unis devraient éviter.
Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également exhorté Washington à cesser ses menaces de chantage et à respecter la souveraineté du Groenland. De son côté, le gouvernement allemand a affirmé son soutien au Groenland, soulignant que « la souveraineté et l'intégrité territoriale doivent être respectées ».
Lors d'une visite à Reykjavik, le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a souligné l'importance de considérer les intérêts de tous les pays alliés dans la région arctique. « Renforcer la sécurité dans l'Arctique doit se faire ensemble, non en opposition », a-t-il ajouté.
Cette montée des tensions montre le besoin urgent de sauver les relations diplomatiques entre ces nations, alors que le Groenland constitue un pont stratégique dans la géopolitique actuelle. L'importance croissante des ressources et des routes maritimes arctiques ne fera qu'exacerber cette situation, rendant d'autant plus nécessaire un dialogue apaisé.







