Lors d'une conférence de presse tenue récemment, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a exprimé son indignation à l'égard de la gauche radicale qui soutient Nicolas Maduro, le président vénézuélien controversé. Meloni a souligné que cette partie de l'échiquier politique refuse de reconnaître les souffrances endurées par le peuple vénézuélien, qui fait face à une crise humanitaire sans précédent.
« Au Venezuela, un enseignant ne reçoit qu'un salaire de deux dollars par mois. Avec des primes, cela peut atteindre cent soixante dollars. Les enfants ne vont parfois à l'école que deux jours par semaine », a-t-elle déclaré, illustrant la gravité de la situation. Ces paroles, rapportées par Valeurs Actuelles, mettent en lumière la précarité qui règne dans le pays.
« Ces images des syndicats gauchistes qui défilent en faveur de Maduro montrent un monde où ils vivent dans une réalité biaisée », a-t-elle ajouté, soulignant l'ironie de voir des Italiens expliquer à des exilés vénézuéliens ce que signifie être Vénézuélien.
En France, la capture de Maduro par les forces américaines a suscité des réactions polarisées au sein de la gauche. Jean-Luc Mélenchon, figure de proue du mouvement insoumis, a qualifié cette opération d'« agression impérialiste », appelant à la défense des droits du Venezuela, comme le rapporte Le JDD.
Cette déclaration de Meloni n'étonne pas les observateurs politiques qui suivent de près la montée des tensions autour de la situation au Venezuela et les implications que cela pourrait avoir sur les débats internes en Europe concernant la politique étrangère et la solidarité internationale.
Alors que la gauche française maintient une position défensive envers Maduro, les commentaires de Meloni semblent mettre en lumière une fracture de plus en plus nette entre les idéologies politiques en Europe. La question demeure : jusqu'où ira le soutien de la gauche radicale à un régime que beaucoup qualifient de dictatorial, alors que le peuple vénézuélien continue de souffrir ?







