Crans-Montana : le drame continue de soulever des questions
Suite à l'incendie dévastateur survenu la nuit du Nouvel An dans le bar Le Constellation, qui a coûté la vie à 40 personnes, les gérants, Jacques et Jessica Moretti, ont été interrogés par les autorités. Jacques Moretti a indiqué avoir découvert une « porte de service » « verrouillée de l’intérieur » au moment de son arrivée après le drame.
Lors de l'audition du 9 janvier, la gérante a rapporté avoir dû « forcer cette porte » pour accéder aux victimes, retrouvées derrière celle-ci, ce qui soulève des préoccupations quant à la sécurité des sorties d'urgence. Endommagée par des bougies scintillantes en contact avec une mousse insonorisante, l'origine de l'incendie fait l'objet d'une enquête approfondie, comme le signale La Nouvelle République.
Un négligence inquiétante
D’après les premières constatations, des bougies décoratives étaient régulièrement utilisées au bar. Dans ses déclarations, Jacques Moretti a affirmé que « depuis dix ans, cela ne posait aucun problème », tout en reconnaissant que la combinaison de facteurs ayant conduit à cette tragédie pourrait aller au-delà de cette simple utilisation.
Des experts en sécurité incendie évoquent des manquements potentiels dans les normes de sécurité, notamment concernant l’accessibilité des extincteurs et la signalisation des issues de secours. Un professionnel, qui a souhaité rester anonyme, a commenté : « Des inspections régulières doivent être rigoureusement appliquées pour garantir la sécurité des clients ».
Revue de la situation
Jacques Moretti a également affirmé que malgré les mesures mises en place concernant l'entrée des jeunes dans l'établissement, des lacunes pourraient avoir permis à des mineurs d'accéder au bar. Les gérants, actuellement sous enquête pour « homicide par négligence », espèrent prouver leur bonne foi dans un contexte où la présomption d'innocence est cruciale. Le ministère public du Valais décidera prochainement des suites à donner à cette affaire.







