Ce dimanche 11 janvier 2026, Gilles Simeoni, ancien maire de Bastia et actuel président du Conseil Exécutif de Corse, a officiellement lancé sa campagne pour les élections municipales sur le vieux port de Bastia. Près de 400 citoyens se sont réunis sur le môle des pêcheurs pour cet événement marquant.
Le retour en lice de Gilles Simeoni, longtemps anticipé, a été officialisé en décembre 2025. Lors de cette réunion, il a non seulement dressé le bilan de son équipe au pouvoir depuis 2014, mais il a également partagé une vision élargie pour Bastia et la Corse. Une démarche invitant ceux qui souhaitent collaborer à se joindre à lui, notamment Jean-Louis Milani et d'autres mouvements nationalistes, tout en respectant leur identité politique, comme l'a précisé Simeoni.
Le rassemblement a débuté par une allocution de Pierre Savelli, le maire sortant, qui a exprimé sa satisfaction quant aux réalisations de la municipalité. Cependant, des tensions au sein de son équipe avaient été perceptibles, ce que Simeoni a abordé avec diplomatie en rendant hommage à Savelli pour son travail acharné : "À Pierre Savelli, le maire, le militant et l'ami... C'est un choix fondamentalement politique que nous avons fait dans le respect de la confiance qui nous a été témoignée par les électeurs". Les mots de Simeoni ont souligné un besoin de continuité dans le travail engagé pour la ville et l'île.
Depuis le départ de Simeoni, Bastia a fait face à de nombreux défis liés à la crise économique, à la quête d'autonomie et à des préoccupations sociétales croissantes. Lors de son discours, il a fait état de ces enjeux, rappelant aux Bastiais l'importance de la solidarité face à l'incertitude : "La Corse est aujourd'hui une île inquiète... nous devons avoir des réponses à la hauteur de ces enjeux".
Les critiques de l'opposition, notamment de courants comme celui des communistes, sont également apparues, contestent la candidature de Simeoni. Pourtant, ce dernier a choisi de rediriger le débat politique vers des solutions constructives, dénonçant la tendance à la polémique personnelle : "Nos adversaires... veulent détruire ce que nous avons construit". En réaction à ces accusations, la liste UNITI a quant à elle demandé la démission de Simeoni de ses fonctions régionales, mais le candidat a assuré qu'il continuerait à remplir ses responsabilités, soulignant qu'il est prêt à sacrifier s'il le faut pour le bien de Bastia.
Gilles Simeoni a également esquissé quelques grands axes pour son programme, insistant sur la nécessité d'un logement abordable, la protection de la langue corse, et une éducation renforcée, pour cimenter la cohésion sociale. Il a mis en avant qu'un "dialogue permanent" sera établi avec les citoyens au travers d'une instance unique en Corse, "una cunsulta citatina", pour qu'ils puissent participer directement aux décisions municipales.
En somme, ce rassemblement marque une étape décisive pour Gilles Simeoni, qui entend prendre les rênes de Bastia avec un programme ambitieux, prêt à relever les défis qui se présentent. Avec des mois de campagne à venir, il est clair que chaque initiative sera scrutée de près, tant par l'électorat que par ses opposants, dans cette course à la mairie de Bastia.







