Le climat politique à Portes-lès-Valence est en ébullition. Ce jeudi 8 janvier, des membres de l'opposition municipale ont décidé de déposer une plainte auprès du Procureur de la République contre la maire, Geneviève Girard. Les accusations portent sur des injures et diffamations publiques à l'encontre des élus de gauche, issue de commentaires tenus lors du conseil municipal du 22 décembre 2026.
Pour porter cette plainte, trois figures de l'opposition se sont réunies : Pierre Trapier, président du groupe Portes Citoyenne, Claude Illy, président du groupe Portes Solidaires, et Jean-Michel Bochaton, candidat du PCF aux prochaines élections municipales. Leur colère est dirigée vers des remarques jugées calomnieuses et irresponsables formulées par la maire pendant le débat sur l'orientation budgétaire de la ville.
Les tensions ont rapidement grimpé lorsque la maire, affiliée à la droite (DVD), a déclaré : "Vous ne vous souciez jamais de ceux qui sont des fauteurs de troubles. Les fauteurs de troubles ont toute légitimité à vous écouter". Ces propos n’ont pas tardé à susciter une réaction vive. Jean-Michel Bochaton a affirmé que ces insinuations laissaient entendre une collusion entre l'opposition et les éléments perturbateurs dans la ville : "Jamais nous n'avons cautionné de tels comportements".
À la suite de cette déclaration, Geneviève Girard a réagi en faisant part de sa sérénité face à la plainte : "Quand on n'attaque pas ceux qui ont ce type de comportements, c'est qu'on les cautionne". Cette déclaration ne manque pas d'irriter davantage l'opposition, qui considère que le dialogue politique devrait être exempt d'accusations aussi graves.
Cette situation révèle des fractures notables au sein de la municipalité et soulève des questions sur la santé du débat démocratique dans la région. Les experts de la politique locale s'accordent à dire que l'escalade des tensions pourrait avoir des répercussions sur la prochaine élection municipale, prévue pour 2026. Selon un analyste politique de France 3, "ces conflits personnels peuvent détourner l'attention des enjeux cruciaux que les citoyens souhaitent voir abordés".
Au fur et à mesure que ce dossier évolue, de nombreux observateurs se demandent si cette plainte marquera un tournant dans les relations entre l’opposition et la majorité, ou si elle ne constituera qu’un épisode supplémentaire d’une lutte politique sans fin.







