Le 31 mars dernier, à la suite de sa récente condamnation, Marine Le Pen a reçu des échos de soutien inattendus à l'international, non seulement de la part de figures politiques comme Viktor Orbán, mais également d'Elon Musk, ainsi qu'un porte-parole du Kremlin, qui a dénoncé ce qu'il a qualifié de « violation des règles démocratiques ». Selon une enquête du journal allemand Der Spiegel, l'administration américaine aurait envisagé des sanctions contre les juges impliqués dans son affaire, une perspective qui déclenche des inquiétudes quant à une potentielle ingérence. Le président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a exprimé que de tels actes seraient considérés comme inacceptables et inédits.
En réaction, le Rassemblement National (RN), par le biais d'un communiqué, qualifie ces informations de « fake news » et souligne leur caractère douteux. Le RN craint que de tels propos ne constituent une pression inappropriée sur les magistrats, exacerbant les tensions qui entourent déjà ce procès. Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a fait preuve de prudence, notant que les bruits de presse actuels ne reposent pour l'heure que sur des hypothèses sans fondement tangible.
Il convient de rappeler que Donald Trump lui-même a fait preuve de solidarité envers Le Pen, comparant sa condamnation à une « chasse aux sorcières » et appelant à sa libération dans un message acrimonieux sur son réseau social. Les actions possibles du gouvernement américain ne manquent pas d'inquiéter ceux qui défendent l'indépendance de la justice française, au moment où des personnalités européennes, comme Thierry Breton, ont également été affectées par des interdictions de séjour aux États-Unis.
Ce contexte met en lumière des doutes persistants sur les véritables enjeux entourant les procédures judiciaires en France, avec une partie de l'opinion publique préoccupée par un éventuel affaiblissement de l'État de droit.







