Le climat politique en France devient plus tendu alors que le gouvernement s'inquiète de l'éventualité de législatives anticipées. Lors d'une récente interview, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a clairement indiqué qu'il ne souhaitait ni censure ni dissolution de l'Assemblée nationale. Selon Le Parisien, il a déclaré : "Soyons clairs. Je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution. Mon combat, c'est la stabilité et repousser le désordre." Cette déclaration vise à inciter les députés à éviter des actions qui pourraient conduire à une impasse politique.
Les députés ont récemment rejeté le projet de budget pour 2026 en commission, une décision qui pourrait compliquer les relations entre le gouvernement et les parlementaires. Un conseiller du gouvernement a rappelé que "chacun doit être responsable de la stabilité politique du pays." La pression monte alors que le texte se prépare à être examiné mardi en séance publique, nécessitant les votes des 69 députés socialistes pour faire pencher la balance.
Dans ce contexte, deux motions de censure seront également examinées la semaine prochaine, déposées par le Rassemblement national et La France insoumise, visant l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur. Bien que ces initiatives aient peu de chances de succès, elles reflètent la polarisation actuelle au sein de l'Assemblée.
Quant à la ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, elle a évoqué la possibilité de recourir à l'article 49.3 pour faire avancer le processus budgétaire, malgré les risques associés. Ce scénario pourrait cependant activer une motion de censure spontanée, mais permettrait tout de même au gouvernement de faire adopter un budget.
Les enjeux sont donc cruciaux pour le gouvernement de Lecornu, qui souhaite maintenir le cap et éviter une crise politique majeure. Le consensus et la collaboration semblent être les mots d'ordre pour éviter des élections anticipées.







