Peter Mandelson, ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, est devenu la cible d'une vive controverse après avoir refusé de s'excuser pour ses liens avec Jeffrey Epstein, le financier controversé décédé derrière les barreaux en 2019. Lors d'une interview accordée à la BBC, Mandelson a qualifié son amitié avec Epstein de «terrible erreur», tout en affirmant n'avoir jamais été «complice» de ses actes criminels.
Les critiques ont fusé de toutes parts, notamment de la part de Peter Kyle, le secrétaire d'État aux Affaires et au Commerce, qui a déclaré sur Sky News que ceux proches d'Epstein devraient «s'excuser d'avoir fait partie de l'entourage de cet homme». Heidi Alexander, ministre des Transports, a également exprimé que des excuses auraient eu un impact significatif pour les victimes des abus d'Epstein.
Dans son interview, Mandelson s'est défendu en expliquant : «Si j'avais eu connaissance de ses actes ou si j'avais été complice, je m'excuserais sans hésitation». Cependant, il insiste sur le fait qu'il n'avait aucune idée des activités illégales auxquelles Epstein était impliqué.
Ce limogeage, survenu en septembre 2024, fait suite à la révélation d'échanges d'e-mails témoignant de ses relations étroites avec Epstein. Christian Turner, un diplomate expérimenté, a été désigné pour remplacer Mandelson à Washington par Keir Starmer, un ancien allié au sein du Parti travailliste.
Des experts s'interrogent sur la nécessité de faire face aux effets résiduels d'une approche trop laxiste envers des figures influentes dans le passé. Comme l'indique un article du Figaro, le contexte des abus sexuels perpétrés par Epstein continue de soulever des enjeux moraux et éthiques dans le domaine politique, où la responsabilité et la transparence sont souvent mises en question.







