Les Jeux Olympiques de Milan Cortina, prévus du 6 au 22 février 2026, sont déjà en proie à une controverse qui perturbe l'univers du skeleton. La Fédération internationale de skeleton (IBSF) a été sollicitée pour ouvrir une enquête à la suite des accusations lancées par Katie Uhlaender, une athlète américaine et double championne du monde. Elle accuse l'entraîneur de l'équipe féminine canadienne, Joe Cecchini, d'avoir saboté ses chances de qualification pour la grande compétition.
Lors d'une récente étape de la Coupe d'Amérique du Nord à Lake Placid, l'équipe canadienne a pris la décision controversée de retirer quatre athlètes de la compétition. Cette action a considérablement réduit le total de points attribués, ce qui est crucial pour la qualification olympique. Malgré une victoire de Uhlaender lors de la course, elle n'a pu obtenir que 90 points au lieu de 120, remettant en cause sa chance de participer à ses sixièmes Jeux.
Selon The Times of London, des échanges téléphoniques entre Uhlaender et Cecchini ont eu lieu avant la course, Cecchini justifiant sa décision par la nécessité de protéger les positions des athlètes canadiennes dans le classement. Néanmoins, cette manœuvre a soulevé des questions sur l'intégrité et le fair-play, entraînant des répercussions au-delà des frontières américaines.
À l'échelle internationale, la situation a également touché d'autres pays, notamment le Danemark, dont le président de la fédération de skeleton, Carsten P. Wulf, a dénoncé ce qu'il considère comme une manipulation inacceptable, en contradiction avec l'esprit olympique. « Nous ne pouvons pas et nous n'accepterons pas un comportement manipulateur de la part de grandes nations », a-t-il déclaré.
Face à cette agitation, l'IBSF a annoncé l'activation de son unité d'intégrité pour examiner cette situation délicate. Les enjeux sont élevés, car les qualifications pour les Jeux de Milan se terminent le 18 janvier, et 25 athlètes vont concourir dans les épreuves de skeleton.







