Le 12 janvier 2026, Alain Orsoni, ancien dirigeant nationaliste à la tête de l'AC Ajaccio, a été abattu à l'âge de 71 ans alors qu'il venait de quitter le cimetière du village de Vero, où il avait assisté aux funérailles de sa mère. Ce meurtre, survenu sous les yeux de plusieurs dizaines de personnes, soulève des interrogations pressantes concernant son auteur et le mobile de cet acte.
Selon les premiers éléments fournis par le parquet d'Ajaccio, Orsoni a été touché à la poitrine par un tir vraisemblablement effectué à distance, possiblement par un tireur embusqué utilisant une arme dotée d'une lunette. En dépit des risques qu'il courait, Orsoni n’était pas équipé d’un gilet pare-balles, déclarant se sentir en sécurité. Cette décision a suscité des interrogations sur la manière dont il évaluait les dangers qui l’entouraient.
Des témoins, dont l'abbé Roger-Dominique Polge, ont exprimé leur choc face à la violence de cet acte, jugeant la situation en Corse si préoccupante qu'elle est désormais « pire que la Sicile ». L'abbé a exprimé son désarroi, s'interrogeant sur l'époque dans laquelle nous vivons, lorsqu'un tel acte peut se produire au cœur d'un événement funéraire.
Une enquête pour assassinat en bande organisée a été ouverte, sous la responsabilité du parquet national anti criminalité organisée (Pnaco) et de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Les enquêteurs tentent actuellement d'identifier le tireur ainsi que d'éventuels commanditaires.
Parallèlement, des éléments supplémentaires doivent être examinés, notamment les circonstances entourant le retour récent d'Orsoni du Nicaragua, ainsi que son statut personnel, qui pourrait avoir influencé cet acte tragique. La police judiciaire, accompagnée de la brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée, s’emploie à déterminer d’où est porté le tir fatal.
Une autopsie est prévue pour le 14 janvier et pourrait apporter des précisions sur les circonstances exactes de sa mort.







