Une situation alarmante pour les candidats
Alors que le projet de loi de finances 2026 est toujours en attente, la réforme visant à permettre le recrutement des enseignants à partir d'une licence se retrouve en suspens. Cette réforme touche 88 000 candidats qui se préparent aux concours d'enseignants, les plaçant dans une situation jugée « inacceptable » par de nombreux syndicats, comme le Snesup-FSU et la CGT Ferc-Sup.
Des syndicats en colère
Les syndicats dénoncent une « intolérable » incertitude budgétaire, appelant le gouvernement à agir. En effet, le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a indiqué que, sans adoption d'un budget pour 2026, les nouveaux concours de recrutement des enseignants ne pourraient pas être organisés. L'enseignement à bac +3 est désormais au cœur des préoccupations, avec des épreuves à venir dans seulement deux mois, laissant les candidats dans l'angoisse et l'incertitude.
Un système de recrutement transformé
La réforme, annoncée au printemps dernier, vise à répondre à la crise de recrutement des enseignants en modifiant le processus d'accès aux concours : désormais ouvert en fin de licence, suivi de deux années de formation rémunérée. Cependant, la cohabitation entre les concours de bac +3 et de bac +5 s'étendra jusqu'en 2028, créant une confusion sur le terrain. Des experts, tels que Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, ont exprimé leur « confiance » quant à une solution budgétaire, bien que les syndicats restent sceptiques, rappelant que des disciplines pourraient se retrouver sans voie de recrutement si les concours M2 ne sont pas maintenus.
Un avenir incertain pour les étudiants
Les syndicats estiment qu'en subordonnant l'ouverture de postes à des choix budgétaires, le gouvernement compromet l'avenir de plus de 80 000 étudiants. Cette situation a poussé les syndicats à alerter sur le danger de laisser les candidats en proie à l'incertitude, mettant ainsi leur préparation et leur avenir professionnel en péril. Selon une déclaration d'un représentant de Sud Éducation, « cette lutte collective est cruciale pour l'avenir de l'éducation en France ».







