Le drame survenu à Crans-Montana, une station prisée des Alpes suisses, a ébranlé le pays entier. Lors de la célébration du Nouvel An, un incendie dévastateur dans le bar Constellation a fait 40 victimes, principalement des adolescents.
En conséquence, un tribunal du canton du Valais a imposé, ce mardi, des mesures restrictives à l'encontre de Jessica Moretti, copropriétaire du bar avec son mari, Jacques Moretti, qui a lui été placé en détention provisoire pour une durée de trois mois. Ces mesures visent à prévenir tout risque de fuite, jugé suffisamment sérieux par le Tribunal des mesures de contrainte (TMC).
Les obligations imposées à Jessica Moretti incluent l'interdiction de quitter le territoire helvétique, la remise de ses documents d'identité aux autorités, ainsi qu'un pointage quotidien au commissariat. Actuellement, elle ne fait pas l'objet de détention provisoire, car la décision n'a pas été requise par le ministère public.
Le couple français, actuellement sous enquête, est suspecté d'homicide par négligence, de blessures corporelles et d'incendie. Selon une enquête préliminaire, l'incendie aurait été causé par des étincelles de bougies de type « fontaine » qui ont touché une mousse acoustique mal installée au plafond du bar, suscitant des inquiétudes quant à la conformité des mesures de sécurité, notamment la présence d'extincteurs adéquats et la qualité des voies d'évacuation.
Ce malheureux incident a mis en lumière les préoccupations concernant la sécurité dans des établissements publics. Jean-Pierre Dupont, expert en sécurité incendie, souligne que « chaque bar doit respecter les normes les plus strictes pour garantir la sécurité des clients. Les conséquences de cette tragédie doivent inciter à une réglementation plus rigoureuse. »
L'enquête se poursuit, et d'autres détails devraient émerger dans les jours à venir, ancrant cette affaire dans l'actualité suisse pour plusieurs mois. Selon un rapport de Le Temps, la station et ses autorités prennent cette situation très au sérieux.







