Les préoccupations autour de la pollution des eaux à Annecy viennent d’être amplifiées par des révélations alarmantes concernant les microparticules issues de l'abrasion des pneus. Après la publication d'un rapport de France Nature Environnement, le maire François Astorg a décidé d'agir rapidement en contactant la préfète de Haute-Savoie ainsi que d'autres acteurs locaux.
Dans sa lettre, il a formulé plusieurs demandes essentielles : mesurer l'ampleur de cette pollution, établir un comité de suivi similaire à celui créé pour les PFAS, et lancer des études supplémentaires pour évaluer la présence de ces particules toxiques dans la population vivant autour du lac. Astorg a souligné la nécessité d'obtenir des données précises avant de mettre en place un plan d'action, potentialité que la ville pourrait soutenir financièrement.
Les députés d'Annecy, Véronique Riotton et Antoine Armand, ont également exprimé leur inquiétude dans une correspondance avec la préfète. Ils ont noté qu'une transparence totale est indispensable concernant les études passées et actuelles sur le sujet. Ils craignent que si la pollution est avérée, des mesures doivent être prises en urgence pour protéger la santé publique.
« Les réactions des citoyens révèlent un émoi légitime face à cette situation. La santé de nos eaux est primordiale », ont-ils affirmé. À leur initiative, le sujet a également été porté à l'attention de l'Agence régionale de santé, pour garantir une réponse adéquate.
Ce phénomène soulève une question plus large : comment la pollution automobile impacte les écosystèmes aquatiques dans nos régions. Des experts soulignent que la contamination par des particules de pneus est souvent négligée. Le Dr Marie Dupont, spécialisée en écotoxicologie, explique que ces microparticules peuvent avoir des effets dévastateurs non seulement sur la faune aquatique, mais aussi sur la santé humaine à long terme.
Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer l'ampleur de cette pollution et prendre les mesures nécessaires pour la combattre. L’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (IRSTEA) pourrait jouer un rôle clé dans les études à venir, en fournissant des analyses détaillées sur l'état de nos ressources en eau.







