À Téhéran, le gouvernement iranien cherche à afficher sa puissance à travers des rassemblements en faveur du régime. Pourtant, la voix de l'opposition demeure forte et déterminée. Bien que les autorités déploient une propagande massive et intensifient la répression, de nombreux citoyens continuent d’exiger la fin de ce système autoritaire, tandis que les pertes humaines s'accumulent.
Ce texte reprend une partie des nouvelles relatées dans les médias, disponibles dans leur intégralité en ligne.
Une grande foule émerge dans les rues de Téhéran. Brandissant des portraits du guide suprême, les partisans présents défendent loyalement le régime clérical. En tête du cortège, le président et le président du Parlement s’adressent aux manifestants, soutenus par une couverture en direct par la télévision d'État.
"Nous sommes en guerre contre le terrorisme. La nation iranienne n’a jamais permis à ses ennemis de triompher," déclare Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement. Cependant, ces tentatives de mobilisation semblent infructueuses.
Une contestation qui ne faiblit pas
Des témoignages émergent de la révolte populaire. Lors des funérailles de manifestants tués, des voix se lèvent pour prononcer des slogans tels que : "Cette année, le sang coulera, Khamenei sera destitué." Les rares images qui filtrent indiquent une résistance tenace de la population malgré les intempéries de la répression.
Les coupures d'Internet à travers le pays compliquent l’évaluation des pertes humaines. Toutefois, il semble que ces dernières soient alarmantes, comme le révèlent des images d'un centre médico-légal de Téhéran, où le bâtiment peine à suffire à accueillir les dépouilles, certaines restant à l’extérieur. Des organisations non gouvernementales rapportent que près de 650 personnes ont perdu la vie tandis que 10 000 autres ont été arrêtées.
Des experts estiment que la répression pourrait entraîner une intensification de la résistance. Le climat d'oppression pourrait, au contraire, galvaniser les revendications populaires, affirment certains analystes dans le cadre d'un rapport de Le Monde.







