Alain Orsoni, une figure marquante du nationalisme corse reconverti dans les affaires, a été tragiquement abattu lundi dernier à Véro, durant les obsèques de sa mère. Prévu pour être incinéré samedi au crématorium d'Ajaccio, son hommage familial se déroulera dans son village natal de Véro, sans passage par le cimetière où il a péri.
Agé de 71 ans, Orsoni a été touché par une balle unique en pleine poitrine, un acte décrit par le procureur d'Ajaccio comme un « tir à longue distance ». Sa mort pour le moins soudaine a provoqué de vives réactions à travers l'île et au-delà. Selon Le Monde, la complexité du milieu corse a rapidement attiré l’attention du Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), qui a pris en charge l’enquête, collaborant avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.
L'ombre d’un passé tumultueux pèse sur cette tragédie : Orsoni, militant nationaliste de la première heure, avait déjà été la cible d'une tentative d'assassinat en 2008. Son frère, Guy, avait lui aussi subi le même sort en 1983, et l'angoisse de trouver la vérité sur son décès reste omniprésente dans l'esprit de sa famille. Un proche a déclaré au Paris Match : « C'était un homme de convictions, mais aussi de controverses. Son héritage flotte sur une mer de regrets. »
La communauté corse, profondément affectée, s'interroge sur les motifs de ce meurtre, que certains experts locale interprètent comme une réminiscence des luttes internes. Comme l'affirme un commentateur politique local, « les enjeux au sein du milieu corse sont bien plus complexes qu'il n'y paraît. Cette tragédie pourrait raviver des tensions latentes. » En attendant les objectifs de l'enquête avancent, et l'île sait que le temps est compté pour résoudre ce mystère avant que d'autres conflits ne surgissent.







