Ce dimanche, de 08 heures à 20 heures, le Portugal se prépare à voter pour un premier tour crucial de l’élection présidentielle. Ce scrutin pourrait annoncer un véritable séisme politique, avec des implications profondes pour l'avenir du pays. D'après plusieurs sondages, André Ventura, chef du parti d'extrême droite Chega, pourrait bien arriver en tête de cette élection, devenant ainsi la première force d'opposition au gouvernement.
Ventura, 43 ans, bien qu’en position favorable pour initier un nouveau chapitre de la politique portugaise, semble toutefois avoir peu de chances de triompher lors du second tour, prévu pour le 8 février prochain. Son ascension s'inscrit dans une tendance plus large où l’extrême droite gagne en popularité, comme le souligne le site d'information Le Monde, évoquant déjà des craintes quant à la montée de discours nationalistes.
Au total, onze candidats se disputent le vote, mais la course se joue essentiellement entre Ventura et Antonio José Seguro, le candidat socialiste, qui a pour but de maintenir la stabilité dans un climat de tension politique croissante. Le retournement de situation est d'autant plus palpable que lors des précédentes élections, en 2021, Ventura n'avait récolté que 11,9 % des voix. Son parti, depuis, a connu une augmentation significative de 22,8 % des suffrages lors des dernières législatives, devançant ainsi les socialistes.
Une analyste politique de Teneo a commenté que ce scrutin pourrait redéfinir le paysage politique, indiquant : "Un bon score pour l’extrême droite marquerait sa domination sur le paysage politique et intensifierait la lutte entre le centre droit traditionnel et l’extrême droite montante." Ventura a terminé sa campagne en appelant les autres partis de droite à ne pas entraver son accès au second tour. Sa rhétorique, se positionnant comme "le candidat du peuple", s'est intensifiée lors de ses derniers meetings, promettant d’“mettre de l’ordre“ dans le pays. En revanche, Antonio José Seguro, un centriste modéré âgé de 63 ans, se présentant comme un défenseur de la démocratie et des services publics, a appelé à l’unité.
Le président sortant, Marcelo Rebelo de Sousa, a été élu à deux reprises dès le premier tour, mais l’histoire électorale portugaise montre que depuis l’établissement de la démocratie, une seule élection a été décidée au second tour. Ainsi, les résultats de ce vote auront des répercussions non seulement sur la direction politique du Portugal, mais également sur l’ensemble de la région. Ce tournant historique offre une occasion unique d’analyser les facteurs socio-économiques et culturels qui influencent l'opinion publique et les choix électoraux.







