Raphaël Boukandoura, un journaliste français établi en Turquie depuis plus de dix ans, a été arrêté à Istanbul par les forces de l'ordre alors qu'il couvrait une manifestation organisée par le parti prokurde DEM. Cet événement dénonçait l'offensive syrienne contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.
Les médias pour lesquels il travaille, dont l'hebdomadaire Courrier international et les quotidiens Libération et Ouest-France, se sont unis pour demander sa libération immédiate, affirmant que Boukandoura est un professionnel respecté, engagé dans son métier depuis son arrivée en Turquie en 2015. Ils ont également exprimé leur soutien à sa famille en cette période difficile.
Le ministre français des Affaires étrangères a fait savoir à l'AFP que les autorités françaises avaient été informées de son arrestation et que notre ambassade à Ankara, ainsi que le consulat général à Istanbul, suivaient de près la situation. “Nous espérons qu'il pourra recouvrer sa liberté le plus rapidement possible”, a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.
Erol Önderoglu, correspondant de l'ONG Reporters sans frontières, a qualifié l'arrestation de « inacceptable », rappelant que Boukandoura ne faisait que son travail de journaliste. “Un journaliste ne doit pas être traité comme un criminel pour avoir réalisé son reportage sur une manifestation”. Reporters sans frontières classe la Turquie au 159e rang sur 180 en matière de liberté de la presse, un fait qui souligne la tension autour de la couverture médiatique dans le pays.
Les appels en faveur de la libération de Boukandoura se multiplient, tandis que des experts interrogés par France 24 soulignent l'importance de la protection des journalistes et de la liberté d'expression, même dans des contextes compliqués. Alors que la situation évolue rapidement, de nouvelles informations devraient émerger dans les jours à venir.







