Une opération judiciaire d'envergure s'est déroulée à Aurillac, où dix personnes, dont une gendarme, ont été condamnées pour leur implication dans un réseau de trafic de stupéfiants à Saint-Flour, dans le Cantal. Le tribunal a prononcé des peines allant jusqu'à 30 mois de prison ferme pour certaines d'entre elles, parmi lesquelles se trouvaient des jeunes âgés de 21, 23 et 47 ans, dont un restaurateur récemment interpellé.
La gendarme, une contractuelle de 24 ans, a également été condamnée pour complicité, recevant une peine de deux ans, dont un an avec sursis. Cette sanction s'accompagne d'une interdiction d'exercer dans la fonction publique, une décision confirmée par le tribunal. (Source : France Bleu)
Les condamnations ont été prononcées à l'issue d'une enquête approfondie menée sur plusieurs mois par la brigade de recherches de Saint-Flour. Les arrestations, qui ont eu lieu simultanément dans plusieurs domiciles, ont mobilisé une cinquantaine de gendarmes et se sont soldées par la saisie d'environ 1 100 euros en liquide, 450 grammes de résine de cannabis, ainsi que de la cocaïne, des pistolets airsoft, des drones et d'autres équipements, y compris des téléphones et ordinateurs portables.
Cette opération met en lumière l'ampleur d'un réseau local de trafic de drogue, ainsi que les risques associés à l'implication d'agents publics dans de telles activités illicites. Comme l'affirme Jean-Marc Dupuy, analyste en sécurité publique, "il est essentiel de mettre en lumière ces irrégularités qui sapent la confiance du public envers les institutions". Les conséquences de cette affaire pourraient marquer un tournant dans la lutte contre le narcotrafic dans la région.







