Un nouveau désastre s'est abattu sur l'ouest de l'Indonésie, dans la région de Bandung, où un glissement de terrain survenu samedi 24 janvier a causé la mort d'au moins sept personnes, tandis que 83 demeurent portées disparues, selon les autorités locales. « Ce glissement de terrain a frappé la région du Bandung occidental, dans la province de Java occidental, aux premières heures du matin, avec un bilan tragique de sept personnes décédées », a commenté Abdul Muhari, porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes.
Déjà ce mois-ci, un autre incident tragique a coûté la vie à 16 personnes sur l'île de Siau, dans les Célèbes, à la suite de crues soudaines engendrées par des pluies torrentielles. En novembre dernier, des inondations dévastatrices sur l'île de Sumatra avaient par ailleurs provoqué la mort de près de 1 200 personnes et déplacé 240 000 autres, selon les rapports de l'agence de gestion des catastrophes indonésienne.
L'exploitation forestière dans le viseur des autorités
À la suite de cet événement tragique, le gouvernement indonésien a annoncé la révocation des permis accordés à 28 entreprises, dont 22 liées à l'exploitation forestière, dans un effort pour contrer les pratiques qui contribuent à la déforestation. L'exploitation minière et l'extension des plantations, combinées à des incendies de forêts à grande échelle, ont mené à une diminution alarmante des précieuses forêts tropicales de l'Indonésie, comme l'ont rapporté de nombreuses ONG.
Les catastrophes naturelles se succèdent fréquemment en Indonésie pendant la saison des pluies, qui s'étend généralement d'octobre à mars. Les experts de l'environnement pointent du doigt la déforestation comme l'une des principales causes de ces tragédies, puisque les forêts jouent un rôle crucial dans l'absorption des eaux de pluie et la stabilisation des sols grâce aux racines des arbres. La perte de ces écosystèmes rend ainsi les régions plus vulnérables aux crues soudaines et aux glissements de terrain.







