La justice suisse a décidé de libérer Jacques Moretti, le propriétaire du bar Le Constellation à Crans-Montana, après le versement d’une caution de 200 000 francs suisses. Cette décision a été accueillie avec une profonde indignation, notamment de la part de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, qui l’a qualifiée d'« outrage à la mémoire des victimes » et d'« insulte » aux familles touchées par le drame, qui a coûté la vie à 40 personnes la nuit de la Saint-Sylvestre 2025.
« Nous exigeons des explications de la part des autorités suisses », a écrit Meloni sur X, rappelant que parmi les victimes, six Italiens avaient perdu la vie dans cet incendie tragique. Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a également exprimé sa consternation face à cette libération, la qualifiant « d'affront aux familles endeuillées ». Les proches des victimes, représentés par Me Jean-Luc Addor, n’ont pas caché leur colère, dénonçant un « scandale » et une absence de considération pour le risque potentiel de collusion et de destruction de preuves.
« Risque de fuite »
Romain Jordan, avocat de plusieurs familles touchées, a souligné que de « graves soupçons pèsent sur Jacques Moretti », suggérant qu'il pourrait fuir vers la France, où il possède des liens, notamment en Corse. Malgré les accusations, la défense de Moretti a déclaré que leurs clients « prennent en compte la décision et ses implications ». Le tribunal a rappelé que tout prévenu reste présumé innocent jusqu’à une condamnation, soulignant que la procédure pénale suisse favorise la liberté avant le jugement.
Une caution versée par un proche
La caution de 200 000 francs suisses a été versée par « un ami proche » de Moretti, qui, tout comme son épouse Jessica, a déjà été relâché sous certaines restrictions pour éviter des risques de fuite. L'incendie tragique a été causé par des étincelles de bougies « fontaine », qui ont enflammé une mousse insonorisante dans l'établissement, un fait qui souligne la nécessité d'examiner les normes de sécurité respectées par les propriétaires et les inspections manquantes depuis 2019.
Actuellement, 70 des 116 personnes blessées lors de l'incendie restent hospitalisées, dont 26 en Suisse. Une enquête est en cours pour établir les circonstances précises de cette tragédie dévastatrice.







