La polémique a éclaté suite à des propos tenus par Donald Trump lors d'une interview sur Fox News, où il a exprimé que les États-Unis n'avaient jamais eu besoin de l'Otan et que les alliés étaient restés à l'écart sur le front afghan durant les deux décennies de conflit. Ces déclarations ont entraîné une onde de choc à travers l'Europe, notamment au Danemark, où le gouvernement a réagi avec véhémence.
Le Danemark, ayant perdu 44 soldats en Afghanistan, a qualifié ces remarques de "insupportables". La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a souligné que ces affirmations mettaient en question l'engagement et le sacrifice de leurs militaires. "Le Danemark est l'un des pays de l'Otan ayant subi les pertes les plus significatives par rapport à sa population," a-t-elle ajouté. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 37 soldats ont été tués au combat, d'autres ayant succombé à des maladies ou blessures connexes.
D'autres pays de l'Otan ont également critiqué Trump. Emmanuel Macron a qualifié ses remarques d'"inacceptables". Dans une déclaration, il a souligné l'importance de soutenir les familles des soldats tombés, rappelant que 90 soldats français ont perdu la vie en service actif.
Sur le front italien, le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a tenu à rendre hommage aux 53 militaires italiens qui ont également péri durant la mission en Afghanistan. Dans un message sur X, où il a exprimé ses respectueux honneurs aux militaires morts et blessés, il a également mis en avant les distinctions reçues post-mortem pour bravoure.
Les critiques sur le leadership américain se sont intensifiées, la notion de solidarité au sein de l'Otan étant remise en question. De nombreux experts en relations internationales, comme ceux analysant les propos de Trump sur Franceinfo, s'accordent à dire que de telles déclarations ne peuvent que nuire à l'image des États-Unis auprès de leurs partenaires militaires.
Dans ce contexte, des voix s'élèvent pour souhaiter un réengagement des États-Unis envers l'Otan, soulignant que la coopération internationale est essentielle face aux nombreux défis contemporains. La question demeure : jusqu'où cette tension diplomatique ira-t-elle dans le cadre de la politique étrangère américaine ?







