Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, sera accueilli vendredi en Turquie, où Ankara aspire à jouer un rôle de médiateur pour calmer les tensions entre Téhéran et Washington. Un porte-parole des Affaires étrangères turques a confirmé cette rencontre en vertu de l'engagement de la Turquie à éviter toute escalade militaire dans la région.
Hakan Fidan, le ministre turc des Affaires étrangères, «réitérera l'opposition de la Turquie à toute intervention militaire contre l'Iran, en insistant sur les risques d'une telle initiative pour la région et le monde». Il a également souligné que «la Turquie est prête à contribuer à la résolution des tensions actuelles par le dialogue». Le pays, partageant plus de 550 km de frontière avec l’Iran, se positionne comme un acteur clé dans ce contexte volatile.
Les récentes déclarations d’Araghchi affirment que les forces iraniennes sont «prêtes à répondre» à toute agression américaine, en réaction aux menaces du président Trump, qui a récemment déclaré que «le temps est compté» pour Téhéran. Cependant, le ministre iranien a assuré qu’une «solution juste» sur le programme nucléaire était envisageable.
Dans le même temps, Hakan Fidan a conseillé aux États-Unis de dialoguer avec l'Iran, avertissant que toute attaque pourrait avoir des conséquences désastreuses, ce qui a été corroboré par de nombreux analystes de la région. Selon un expert, Jean-Marc Laville, spécialiste des relations internationales, «Une intervention militaire favoriserait l’instabilité et pourrait avoir des implications catastrophiques pour toute la région». Cette position souligne l'importance de la diplomatie dans une époque où les tensions géopolitiques sont à leur paroxysme.







