Le célèbre rockeur Bruce Springsteen a dévoilé, mercredi, sa nouvelle chanson intitulée 'Streets of Minneapolis', un morceau engagé qui dénonce la politique migratoire de l'ancien président Donald Trump. Écrite en réaction aux tragiques décès de deux civils, Alex Pretti et Renee Good, lors d'interactions avec les forces de l'ordre fédérales dans le Minnesota, cette œuvre s'inscrit dans un passage critique sur la 'terreur d'État' qui sévit à Minneapolis.
Bruce Springsteen, farouche critique de Trump, a sorti ce titre poignant après avoir été profondément touché par ces événements tragiques. La politique migratoire stricte de l'administration républicaine a été mise en lumière suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police frontière (CBP), ainsi que celle de Renee Good, abattue par des agents de l'ICE.
"J'ai écrit cette chanson samedi, je l'ai enregistrée hier et je la sors aujourd'hui pour vous en réponse à la terreur d'État qui s'est abattue sur la ville de Minneapolis", a déclaré Springsteen sur ses réseaux sociaux, illustrant l'urgence et la nécessité de son message.
Un morceau dédié 'aux habitants de Minneapolis'
Le chanteur, connu pour son engagement social, a souligné que 'Streets of Minneapolis' est dédié 'aux habitants de Minneapolis, à nos voisins immigrés innocents et en mémoire' des deux victimes tragiques. Après la mort d'Alex Pretti, 37 ans, qui a choqué la communauté, le morceau met en lumière le climat d'anxiété et de peur qui règne dans la ville.
Les paroles de la chanson interpellent puissamment : 'Les voyous fédéraux de Trump l’ont roué de coups/ Dans le visage et à la poitrine/ Ensuite nous entendons les coups de feu/ Et Alex Pretti gît dans la neige, mort'. De nombreux experts et militants des droits de l'homme ont souligné que cela ne fait qu'accentuer la nécessité d'une réforme migratoire, mettant un point sur les abus systémiques au sein des institutions, comme l'explique l'organisme Human Rights Watch.
Trump, quant à lui, a fréquemment réagi aux critiques de nombreuses personnalités dont Springsteen, les qualifiant comme étant 'très surcotées'. En parallèle, Springsteen évoque le souvenir d'une Minneapolis ancrée dans l'histoire et la lutte, chantant : 'Oh notre Minneapolis, j’entends ta voix/ Pleurer à travers la brume sanglante/ Nous nous souviendrons des noms de ceux qui sont morts/ dans les rues de Minneapolis.' Ce titre vient renforcer le débat en cours sur la justice et l'humanité face aux politiques d'immigration souvent jugées violentes et inefficaces.







