Le ministère de la défense américain a révélé, le dimanche 15 février, l'interception dans l'océan Indien du pétrolier Veronica III, qui tentait d'échapper aux sanctions imposées au Venezuela par l'administration Trump. Ce navire, battant pavillon panaméen, était chargé de près de 1,9 million de barils de pétrole, représentant la production quotidienne du pays sud-américain.
Selon le site spécialisé TankerTrackers, le Veronica III avait quitté le Venezuela le 3 janvier, coïncidant avec l'enlèvement spectaculaire du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines. Le Pentagone a précisé qu'ils avaient suivi le navire depuis les Caraïbes jusqu'à l'océan Indien, où ils ont coordonné l'opération pour le neutraliser.
« Les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire. Par voie terrestre, aérienne ou maritime, nous découvrirons et traduire en justice ceux qui bravent nos sanctions », a déclaré un porte-parole du Pentagone. L'agence de presse AFP a rapporté la diffusion d'une vidéo montrant l'infiltration des forces américaines à bord du pétrolier.
Ce dernier coup de filet fait suite à l'interception d'un autre pétrolier, Aquila II, moins d'une semaine auparavant, dans lequel les mêmes méthodes ont été appliquées. « L'approche des Etats-Unis est claire : déployer un important dispositif militaire pour surveiller et intercepter toute activité suspecte », a déclaré un analyste militaire. Ainsi, le gouvernement américain a intensifié ses efforts pour réduire le trafic maritime lié aux sanctions contre Caracas.
Il convient de noter que malgré ces actions, le nombre total de navires sanctionnés dans le monde pourrait atteindre 800, selon les déclarations du contre-amiral David Barata lors d'une récente audition au Congrès.
Le Veronica III est sous le coup de sanctions américaines en raison de soupçons de transport de pétrole iranien depuis « au moins 2022 », d'après des informations fournies par le Trésor américain.







