Mis en retrait pour des raisons médicales, un policier britannique a été accusé d'avoir abusé de son arrêt maladie pour lancer une activité de pizzaïolo. Cette double vie professionnelle, à laquelle il s'est adonné pendant plusieurs mois, lui a finalement coûté sa carrière après 34 années de service.
Le sergent Matt Skelt a-t-il profité de son congé maladie tout en touchant des indemnités pour gérer son service de pizzas ambulant ? C'est ce que pensent ses supérieurs, qui ont décidé de le licencier, comme l'a rapporté BBC.
Rachel Williams, présidente de la commission de discipline à Sutton, au sud-ouest de Londres, a déclaré lors de l'audience que Matt Skelt était "suffisamment en forme pour travailler, mais pas assez pour servir le public de quelque façon que ce soit".
Le sergent, en congé maladie depuis plusieurs mois à cause de problèmes de santé chroniques, a reçu une lettre lui permettant de lancer son entreprise de pizzas durant son arrêt, ce qui semblait prometteur. Cependant, ses espoirs ont été brusquement douchés en août 2025 lorsqu'une nouvelle lettre lui a annoncé que son autorisation d'activité commerciale était révoquée car jugée "incompatible avec son retour progressif au travail".
La double casquette
Matt Skelt n'a pas laissé cette nouvelle l'abattre. Jusqu'à la fin de l'année 2025, il a travaillé sans relâche pour développer son entreprise de pizzas et a partagé son parcours sur les réseaux sociaux. Il a participé à des événements de vente de pizzas et a promu sa boîte sur les marchés de Noël, ce qui a finalement conduit à sa chute. En audience, il a soutenu que les courriers reçus ne constituaient pas une injonction contraignante.
Malheureusement pour lui, son cas a été jugé par la commission de discipline qui a décidé de le renvoyer. "Ma réputation signifie énormément pour moi. Être renvoyé de la police pour faute grave est une épreuve difficile à encaisser", a témoigné le policier, visiblement affecté par cette décision.
Que risque-t-on en France en cas de fraude à l’Assurance Maladie ?
En France, exercer une activité durant un arrêt maladie sans autorisation peut entraîner des sanctions. La CPAM peut suspendre les indemnités journalières, exiger leur remboursement et infliger des pénalités. En cas de fraude établie, des poursuites pénales sont possibles, et l'employeur peut engager une procédure disciplinaire pouvant conduire au licenciement pour faute grave.







